
lundi 22 septembre 2008
mercredi 17 septembre 2008
L’élection du 14 Octobre sera de mémoire une des plus importantes ayant existé, parce que les enjeux auront rarement été aussi élevés et que jamais le temps pour s’attaquer aux grands défis auxquels notre pays et l'humanité tout entière sont confrontés, aura été aussi limité. Il n'est pas exagéré de dire que de donner une majorité aux Conservateurs d’Harper pourrait rapidement mener le Canada trop loin sur la mauvaise voie pour pouvoir rebrousser chemin.
Mais la machine conservatrice d’Harper et du grand Capital peut être arrêtée. En élisant des députés progressistes, incluant les communistes, les néo-démocrates, et d'autres réellement favorables à la paix, à l'emploi, à la démocratie, à la souveraineté et la sauvegarde de l'environnement, les travailleuses et les travailleurs peuvent freiner le pouvoir des sociétés transnationales et des fauteurs de guerre.
Lors des dernières élections fédérales, près des deux-tiers des électrices/eurs ont rejeté les Conservateurs de Stephen Harper. Mais qu'est-ce que nous avons eu? Un gouvernement d’extrême-droite, étroitement lié aux républicains réactionnaires de Bush, oeuvrant à nous intégrer davantage aux tats-Unis. Un gouvernement qui se consacre à la destruction des programmes sociaux, à la vente de nos ressources et qui nous entraîne encore plus profondément dans la guerre.
Malgré les tentatives de dissimuler leurs objectifs et d’ « adoucir » leur image, une majorité conservatrice apporterait d'énormes avantages pour les entreprises et les riches, mais serait une catastrophe pour le reste d'entre nous.
Comme notre économie s'enfonce plus profondément dans la récession, l'ordre du jour conservateur consiste à faire baisser les salaires, à imposer de plus longues heures et des conditions de travail plus pénibles, à casser les syndicats, privatiser les biens publics, et à détruire le système de santé universel. Leur but est d’intensifier les attaques contre l’égalité sociale, les libertés civiles et démocratiques, ainsi que les droits de reproduction
Les problèmes que sont le chômage, la pauvreté, l'aggravation des inégalités, la discrimination et la destruction de l'environnement ne sont pas nouveaux - ces derniers sont des caractéristiques inhérentes du système capitaliste. Mais, à ce moment crucial, le Parti conservateur est la force la plus dangereuse qui soit, étant déterminé à intensifier la course à la guerre et les attaques contre la démocratie et les droits des travailleuses/eurs.
La crise économique s'aggrave, et un grand nombre de travailleuses-eurs sont floués. L'inflation et les réductions de salaires ont coûté en moyenne100 $ par semaine aux travailleuses-eurs, tandis que les bénéfices des entreprises - en particulier ceux des compagnies pétrolières et transnationales - continuer de croître. Plus d'un million de travailleurs sont sans emploi, tandis que moins de 40% sont admissibles à l'assurance-emloi. Les sans-abris augmentent en flèche, et un cinquième des enfants canadiens vivent dans la pauvreté. Les peuples autochtones souffrent de taux de chômage et d'incarcération effroyables, et les gens de couleur sont souvent contraints d’accepter des emplois moins bien rémunérés, temporaires et plus précaires.
Pour les jeunes, la réalité d'aujourd'hui se caractérise entre autres par des taux de chômage élevés, d'énormes dettes étudiantes et des pressions pour s'engager dans l'armée. Les femmes continuent à souffrir de la discrimination salariale et des taux élevés de la pauvreté et de la violence. Les revenus agricoles atteignent un niveau record de faiblesse, alors que l'agriculture est dominée de plus en plus par les grandes entreprises.
Notre système est dans une crise qui s’approfondit. Face à cela le Parti communiste propose des politiques en faveur de la paix et en faveur du peuple :
Pour les besoins des gens, contre la cupidité des entreprises!
PAIX ET DÉSARMEMENT! Le Canada doit avoir une politique étrangère indépendante, de paix et de désarmement. Retirons nos forces d'occupation de l'Afghanistan maintenant et appuyons les justes revendications des Palestiniens pour mettre fin à l'occupation israélienne. Condamnons la guerre états-unienne contre l'Irak et empêchons l'éclatement d'une guerre contre l'Iran. Assurons la protection de nos droits civils, du travail et démocratiques, et éliminons les lois sur la sécurité de l'État, qui ciblent les musulmans et les communautés d'Asie du Sud, les peuples autochtones et les droits civils de toutes/ous les Canadiennes/iens.
CRÉATION D'EMPLOIS! Le Canada a besoin d'une stratégie industrielle afin de reconstruire l'industrie manufacturière et le secteur secondaire, et d'un programme public massif de construction de logements. Nous avons besoin de salaires plus élevés, d'un salaire minimum de 15$/heure, d'une durée de la semaine de travail plus courte sans perte de salaire net (et pas de réduction dans les services publics), d’une augmentation des pensions et d’une retraite volontaire débutant à 60 ans, ainsi que d'allocations d'assurance-emploi équivalentes à 90% du dernier salaire pour toutes/tous les travailleuses/eurs sans emploi.
RENVERSONS LE RÉCHAUFFEMENT DE LA PLANÈTE! Adoptons une législation d’urgence afin de réduire radicalement les émissions de gaz à effet de serre. Éliminons progressivement les centrales électriques au charbon, imposons un moratoire sur les nouveaux projets de sables bitumineux et développons les énergies renouvelables et la conservation. Opérons un virage vers un système urbain de transport public et éliminons les tarifs en subventionnant les 2,5 milliards de dollars collectés chaque année.
SORTONS DE l'ALÉNA – NATIONALISONS L’ÉNERGIE! Abrogeons l'ALENA, nationalisons l’industrie du gaz et du pétrole et interdisons l’exportation de l’eau. Rétablissons le Pacte de l'automobile pour sauver les emplois des travailleuses/eurs de l'automobile. Créons une industrie sidérurgique publique.
PROTÉGEONS ET DÉVELOPPONS LES SOINS DE SANTÉ! Faisons appliquer la Loi canadienne sur la santé. Arrêtons les "PPP" et le système de santé à deux vitesses. Maintenons et élargissons la couverture des soins de santé en tant que programme universel, public et gratuit pour toutes/ous les Canadiennes/iens.
LES ENFANTS D’ABORD! Développons les programmes sociaux et créons un système public de garderies universellement accessibles, abordable et de qualité supérieure dans tout le pays.
POUR L’ÉGALITÉ NATIONALE! Garantissons l'égalité pour les peuples autochtones et le Québec, à commencer par la pleine reconnaissance du droit à l'autodétermination (jusqu'à et y compris le droit à la sécession) comme base pour un partenariat égal et volontaire des nations.
UN AVENIR POUR LES JEUNES! Renversons et éliminons les frais de scolarité pour l'enseignement post-secondaire et remplaçons les prêts par des subventions pour aider aux étudiantes/iants. Développons la formation et les programmes d'apprentissage. Bâtissons de meilleures écoles au lieu de construire un plus grand nombre de prisons et de camps d'entraînement militaire.
DES LOGEMENTS POUR TOUTES/OUS! Instaurons des mesures d'urgence pour pallier à la crise des sans-abri. Construisons 200 000 unités de logement sociaux, coopératifs et à but non lucratif, par l'établissement de banques de terrains fédérales / provinciales / municipales, et investissons plus de 1% des budgets fédéral et provinciaux pour le logement.
ÉLARGISSONS LA DÉMOCRATIE! Instaurons une réforme implantant un mode de représentation proportionnelle et démocratique. Adoptons une Charte des droits du travail garantissant le droit des travailleuses/eurs de se syndiquer, de négocier des conventions collectives, de pouvoir agir politiquement et de faire la grève.
La résistance peut gagner! Un meilleur monde est possible!
Au cours des dernières années on a assisté à une recrudescence de la résistance aux politiques néolibérales et au pouvoir des entreprises. Les Canadiennes/iens ont investi les rues pour manifester contre la guerre et la destruction de l'environnement, pour défendre la santé publique et l'éducation et pour lutter contre le racisme et la discrimination. Les travailleuses/eurs syndiquées/és essaient de résister aux attaques des employeurs avides de profits et des gouvernements réactionnaires, qui essaient de leur réduire leurs droits, leurs salaires et leurs avantages sociaux. Les luttes pour le mode de représentation proportionnelle et pour d'autres réformes électorales démocratiques s'intensifient pour faire en sorte que les votes des électrices/eurs comptent vraiment.
Mardi le 14 octobre 2008, les Canadiennes/iens doivent vaincre les conservateurs d’Harper. Mais les libéraux favorables au grand capital ne sont pas la réponse. Nous devons élire les députés qui vont se battre pour la paix, les emplois, la démocratie, la souveraineté et la viabilité de l'environnement. En faisant élire des députés progressistes, entre autres des communistes, des néo-démocrates ou des membres d'autres partis réellement attachés à introduire des réformes démocratiques et progressistes, les travailleuses/eurs pourront commencer à réduire le pouvoir des sociétés transnationales et les fauteurs de guerre. Chasser les conservateurs et élire un gouvernement minoritaire encadré par un groupe important de députés progressistes créera de meilleures conditions pour lutter pour des politiques qui bénéficieront les travailleuses/eurs, l'environnement, la souveraineté du Canada et la paix mondiale.
Hors du Parlement, la lutte pour un ordre du jour du peuple réunissant le mouvement syndical, les mouvements pour la justice sociale et toutes les autres forces démocratiques, permettra d'obtenir des victoires législatives au sein du Parlement.
Un autre monde est possible! Un autre Canada est possible! Nous pouvons progresser vers ces objectifs en développant l'unité du mouvement syndical et des mouvements populaires autour d'un véritable programme alternatif. Une coalition populaire large et puissante de la classe ouvrière et de ses alliés peut commencer à réaliser des gains réels et à donner au Canada une nouvelle direction, en retirant le pouvoir des mains des entreprises transnationales.
Pour un véritable changement, votez communiste!
Dans cette élection, voter communiste est le plus puissant message que vous puissiez donner contre la mondialisation capitaliste et contre la guerre impérialiste. Votre vote pour un candidat communiste contribuera à faire en sorte que la voix des travailleuses/eurs soit entendue au Parlement et à ouvrir la porte à une majorité populaire, qui pourra être la base d'un mouvement capable de bâtir le socialisme. Notre objectif est la construction d'un Canada socialiste, dans lequel les ressources et les richesses économiques seront de propriété sociale et dont le contrôle sera exercé démocratiquement par les travailleuses/eurs et non par des capitalistes.
Lorsque vous vous rendrez aux urnes, sortez des ornières de la politique de droite. Voter pour un changement fondamental. Votez communiste!
Paix et désarmement :
Retrait IMMÉDIAT du Canada de l'Afghanistan. Non à une guerre contre l'Iran, retrait immédiat des États-Unis et du Royaume-Uni de l'Irak
Retrait des alliances militaires OTAN et NORAD
Le Canada doit être un refuge pour les résistants à la guerre des États-Unis - Non aux déportations!
Réduction du budget militaire de 50%
Nationaliser l'energie - Arrêter le changement climatique :
L'extraction, la production et la distribution de l'énergie et des ressources naturelles doivent être entièrement placés sous propriété publique et sous contrôle démocratique
Légiférer de strictes réductions d'émissions de gaz d'échappement des véhicules
Construire un réseau électrique est-ouest
Imposer un moratoire sur le développement des sables bitumineux
Adopter une législation d'urgence pour réduire radicalement les émissions de gaz à effet de serre et investir dans des sources renouvelables et des programmes de conservation d'énergie
Développer les transports urbains - Éliminer les tarifs
Éliminer progressivement les centrales électriques au charbon et nucléaires, ainsi que les forages dans l'Arctique et au large des côtes
Restaurer la souveraineté du Canada :
Annuler l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA)
Sortir du “Partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité” et inverser le processus d'“intégration profonde” avec les États-Unis
Annuler l'Entente sur le commerce, l’investissement et la mobilité de la main d’œuvre (TILMA)
Inverser le contrôle par les entreprises transnationales sur les secteurs-clés de l'économie – Placer les banques et le système d'assurances sous propriété publique et sous contrôle démocratique
Créer des emplois - Accroître le niveau de vie :
Augmenter le nombre d'emplois industriels, les salaires et le pouvoir d'achat
Légiférer l'établissement d'un préavis de licenciement de deux ans
Hausser le salaire minimum à 15 dollars de l'heure
Adopter la semaine de travail de 32 heures sans perte de salaire net et sans réduction des services publics
Augmenter les impôts sur les grandes entreprises, mettre fin aux échappatoires et aux abris fiscaux et d'éliminer les impôts sur les revenus inférieurs à 35 000 dollars par année
Développer les programmes sociaux et le logement :
Bloquez l'adoption de soins de santé à deux vitesses de type états-unien, renforcer et appliquer la Loi canadienne sur la santé
Instaurer un revenu annuel garanti permettant de vivre
Investir plus de 1% des recettes publiques dans la construction de nouveaux logements sociaux, de type coopératif et sans but lucratif
Instaurer un système de garde d'enfants, financé et administré publiquement, universel, de qualité et abordable, à normes semblables dans tout le Canada
Justice sociale et égalité :
Reconnaître les droits nationaux à l'autodétermination des peuples autochtones et du Québec, jusqu'à et y compris la sécession, et rédiger une nouvelle constitution fondée sur un partenariat équitable et volontaire des peuples autochtones, du Québec et du Canada anglophone
Légiférer le plein salaire et l'équité en matière d'emploi
Assurer l'accès à l'avortement et le respect des droits reproductifs dans chaque province et territoire
Adopter le mode de représentation proportionnelle par des membres des deux genres, ainsi que le droit de révoquer des députés
Abroger la "Loi antiterroriste" et abolir la détention au secret sans procès, les "certificats de sécurité nationale" et les listes d'interdiction de vol
Inverser les changements à la Loi sur l'immigration (C-50) des conservateurs
Garantir le droit des travailleurs à se syndiquer, à se mettre en grève et à négocier des conventions collectives
Lisez notre plate-forme électorale dans notre site Internet : http://votecommunist.ca.
dimanche 14 septembre 2008
Bush-Harper : un mauvais ticket
Depuis le début de la campagne électorale fédérale, certains tentent de nous faire croire que le gouvernement Harper est au centre-droit, qu’il ne faut pas s’en inquiéter, que le bon sens va continuer de régner même s’il devient majoritaire. Cet aveuglement serait moins navrant s’il ne rappelait pas l’attitude de nombreux commentateurs de la scène politique américaine qui regrettent aujourd’hui amèrement d’avoir fait preuve de tant d’indulgence au début des années 2000 devant George W Bush. Patriotisme guerrier, censure, Dieu et le drapeau à toutes les sauces, tout dans le comportement de M. Harper le rapproche de Bush. Pourvu qu’on veuille bien s’en souvenir.
Souvenons-nous
C’est un fait archi-connu : le gouvernement conservateur a refusé d’appuyer l’accord de Kyoto pourtant soutenu par la majorité des Québécois. Il finance les pétrolières albertaines (un allègement fiscal de 11 milliards de dollars) et coupe dans les budgets dévolus à la culture et le soutien aux groupes de femmes. Contre tout bon sens et malgré la réprobation générale, M. Harper refuse de rapatrier Omar Khadr, citoyen canadien fait prisonnier à Guantanamo alors qu’il était encore enfant. Il refuse de signer la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, un texte en préparation depuis 20 ans! Avec l’appui des Libéraux qui avaient commencé le travail, il entraîne les Canadiens dans une guerre interminable en Afghanistan, dont la majorité de la population ne veut pas. Un cadeau à l’administration Bush. Enfin, tous les députés conservateurs –et quelques Libéraux- appuient le projet de loi privé C-484 visant à recriminaliser l’avortement.
Bush-Harper, même combat?
Certains ont dénoncé le rapprochement fait par certains politiciens entre messieurs Harper et Bush, entre les Conservateurs canadiens et les Républicains des États-Unis. Pas nous. On pourra faire les nuances qui s’imposent. Il n’en reste pas moins que nous sommes en présence d’un Premier ministre qui se réfugie dans une morale archaïque et intolérante qui n’a rien à envier à Sarah Palin ! Ne nous fions surtout pas à son air doux et mielleux car souvenons-nous, il vient du Reform party…
Nous le savons : l’hypothèse d’un gouvernement conservateur majoritaire est maintenant plausible, surtout si les conservateurs gagnent plusieurs nouveaux sièges au Québec.
Pour plusieurs d’entre nous, la reconnaissance de la nation québécoise -au sein d’un Canada uni faut-il le préciser- a agi comme un puissant somnifère. Cela n’a pas empêché ce gouvernement inculte de sabrer dans les programmes de soutien à la culture affectant des milliers d’artistes québécois. Nous interpellons tout particulièrement cette majorité de Québécoises et de Québécois qui, sondages après sondages, manifestation après manifestation, ont signalé fermement leur opposition aux guerres en Irak et en Afghanistan et leur refus de voir les droits des femmes reculer. Votons pour un Québec écologiste, de justice et d’égalité, un Québec où fleurissent les arts et ouvert à la différence. Pas pour cette société rabougrie, méfiante et profondément inégalitaire que veulent construire les Conservateurs et leurs amis.
Françoise David et Amir Khadir
Porte parole, Québec solidaire
jeudi 11 septembre 2008
11 septembre 2008
Pour diffusion immédiate
Lutter pour des élections démocratiques
Se réjouissant de la décision d'inclure Elizabeth May dans le débat des chefs, le leader du Parti communiste du Canada, Miguel Figueroa, a déclaré que l'exclusion de May a démontré à quel point penche d’un bord le terrain de jeu électoral au Canada.
Monsieur Figueroa a dit :
« Les règles électorales sont faites par les partis déjà présents au parlement, avec l’intention claire et cynique de servir d’abord leurs intérêts partisans en maintenant tous les autres partis politiques en dehors du parlement. C'est pourquoi les Canadiens ayant compris cela ont réagi avec tant de colère à l'exclusion d’Elizabeth May. »
« Le piètre argument selon lequel les petits partis sont exclus parce qu'ils n'ont pas l'appui du public se révèle clairement être un mensonge. La vraie raison pour exclure les petits partis est l’intérêt particulier que les grands partis bien établis ont de marginaliser en permanence ces autres partis en niant et en limitant leur exposition au public. » « Ils ont peur qu’en ayant l’opportunité d’écouter ce que disent d’autres partis, plusieurs électeurs puissent soutenir ceux-ci et des politiques qui reflètent davantage leurs opinions sur des questions cruciales comme les changements climatiques, la paix, l'emploi, la souveraineté du Canada, la démocratie, et les programmes sociaux. »
« La promotion d’intérêts mesquins se reflétait dans les actions posées par le gouvernement Mulroney en 1993 quand il a mis de l’avant le bill C-114 (avec l'appui unanime des libéraux et du NPD) pour ériger de nouveaux obstacles anti-démocratiques à la participation du Parti communiste et d'autres petits partis au niveau fédéral. Le Parti communiste a été obligé de combattre pendant dix ans devant les tribunaux - jusqu'à la Cour suprême du Canada - pour faire annuler en grande partie cette législation draconienne, et pour finalement gagner en loi ce qui était acquis dans l'opinion publique dès le début. »
« D’autres « réformes électorales » ont été mises en place par la suite, par les Conservateurs et les Libéraux, de façon à restreindre sévèrement la collecte de fonds par les partis qui n’avaient pas de représentation à la Chambre des communes, tandis que les grands partis établis se font remettre à chaque année des dizaines de millions de dollars en transferts et subventions à même les deniers publics. »
« Ces partis ont voté pour se donner des millions de dollars chaque année du Trésor public, tout en gaspillant les fonds publics pour lutter contre les petits partis qui contestaient cette politique devant les tribunaux. »
« L’affaire « in-and-out » montre à l’évidence que les Conservateurs sont prêts à enfreindre la loi dans le but de voler une élection si c’est nécessaire. »
« Il n'est pas étonnant que le public soit en colère. Ce tripotage électoral a contribué dans une large mesure à la montée du cynisme que nous connaissons depuis de nombreuses années à propos de la politique parlementaire. »
« Les élections sont un large débat public sur les politiques nationales. Et c’est précisément ce que les partis du Grand Capital, et à sa grande honte le NPD aussi, essayent d’empêcher. »
« Les électrices et les électeurs canadiens ont le droit d'entendre tous les partis politiques enregistrés, de prendre leurs propres décisions et de soutenir les partis et les candidates et candidats de leurs choix. »
"Personne – ni le gouvernement, ni les partis d'opposition, pas plus que les réseaux de la radio et de la télévision – n’a le droit de d’empêcher l’expression de certains points de vue, de déterminer quels sont ceux qui sont ou ne sont pas convenables pour les heures de grande écoute. »
« Les Canadiennes et les Canadiens s'attendent à ce que tous les partis politiques défendent et protègent leurs droits fondamentaux, démocratiques et électoraux. »
Le Parti communiste du Canada est déterminé à protéger et à étendre les droits démocratiques électoraux en:
modifiant la Loi sur la radiodiffusion pour accorder autant de temps à tous les partis politiques;
modifiant la Loi électorale du Canada pour annuler les subventions publiques aux partis politiques, pour enlever les restrictions non démocratiques à la collecte de fonds, et pour imposer de fortes limites aux dépenses électorales;
adoptant la représentation proportionnelle;
réduisant à 16 ans l’âge donnant droit de voter ;
restaurant l’énumération universelle des électeurs
Le Parti communiste aura 25 candidats à travers le pays dans l'actuelle élection fédérale qui se tiendra 14 Octobre 2008
Le Chef du PCC, Miguel Figueroa peut être rejoint pour des commentaires au
dimanche 7 septembre 2008
PAR LILLIAM RIERA
Granma Internacional, 5 septembre 2008
La Cour d’appel du 11e circuit du Tribunal d’Atlanta a rejeté le 2 septembre les requêtes en vue d’un réexamen du jugement des cinq antiterroristes cubains, qui le 12 septembre auront déjà passé 10 ans d’emprisonnement illégal aux Etats-Unis.
Lors d’une conférence de presse à La Havane, en présence de journalistes nationaux et étrangers, le président du Parlement cubain, Ricardo Alarcon, a souligné qu’avec ce rejet la Cours d’appel d’Atlanta est une nouvelle fois entrée dans le jeu de l’injustice et du terrorisme.
Ce renvoi ratifie et met en vigueur la décision adoptée par une troïka de juges le 4 juin dernier.
Non seulement la juge Joan Lenard, de la Cour de Miami, a confirmé les verdicts de culpabilité prononcés à l’encontre des Cinq, de même que les condamnations imposées à Gerardo Hernandez (deux peines de réclusion à perpétuité plus quinze ans) et René Gonzalez (15 ans), mais elle peut ordonner le nouveau procès pour infliger de nouvelles peines à Ramon Labañino, Antonio Guerrero et Fernando Gonzalez.
Ricardo Alarcon a annoncé qu’à présent les avocats de la défense transmettront le dossier de pourvoi à la Cour suprême, le délai étant fixé au 1er décembre 2008.
« Le retour de chacun d’entre eux, indépendamment de la situation dans laquelle il se trouve : voilà ce que nous recherchons ! », a déclaré le président du Parlement cubain.
Alarcon a signalé que cette nouvelle décision situe la Journée mondiale de solidarité avec les Cinq (qui doit démarrer le 12 septembre) dans un nouveau contexte, et il a exhorté les Cubains et les non Cubains à se mobiliser et à réveiller les consciences sur la cause des cinq antiterroristes en divulguant toute la vérité sur cette affaire.
« Le jour où l’opinion publique des Etats-Unis pourra enfin prendre connaissance de cette affaire, il sera possible d’obtenir la libération des Cinq », a-t-il dit.
Le 12 septembre 1998, ces héros de la République de Cuba avaient été arrêtés par le FBI alors qu’ils surveillaient les agissements de l’extrême droite anticubaine, dans le but de prévenir leur pays des plans terroristes (autorisées et sponsorisées par la Maison Blanche) qui sont ourdis par ces groupes basés dans le sud de la Floride.
CONTRE DIX ANS D'INJUSTICE ÉHONTÉE
MANIFESTATION ORGANISÉE PAR LA TABLE DE CONCERTATION DE SOLIDARITÉ QUÉBEC-CUBA ET SON COMITÉ FABIO DI CELMO POUR LES 5
Vendredi le 12 septembre, de 17h00 à 19h00 devant le consulat des États-Unis à Montréal (coin René-Lévesque et St-Alexandre)
Renseignements: comitefabio@hotmail.com, 514-728-9363
http://www.solidaritéquebeccuba.qc.ca/
