jeudi 15 janvier 2009

À travers un communiqué du Ministère du Pouvoir Populaire pour les Relations Extérieures, le gouvernement vénézuélien a pris la décision d'expulser l'ambassadeur israélien du Venezuela en réaction aux attaques d'Israël contre la population dans la Bande de Gaza...

Communiqué émis par la chancellerie vénézuélienne :

COMMUNIQUÉ
Le Gouvernement de la République Bolivarienne du Venezuela assiste une fois de plus, avec les Peuples du monde, à ce qui est l'horreur du décès d'enfants et de femmes innocents, comme conséquence de l'invasion de la Bande de Gaza par des troupes israéliennes, et du bombardement inclément que l'État de l'Israël, depuis ciel et terre, décharge systématiquement sur le territoire palestinien.

Dans cette heure tragique et indignant, le Peuple du Venezuela souhaite manifester sa solidarité sans restriction avec l'héroïque Peuple palestinien, partage la douleur de la perte des êtres chers, et elle leur tend la main en affirmant que le gouvernement vénézuélien ne se reposera pas jusqu'à voir punis les responsables de ces crimes indignes.

Le Gouvernement de la République Bolivarienne du Venezuela condamne catégoriquement les violations flagrantes du Droit International encouru par l'État de l'Israël, et dénonce son usage planifié de terrorisme d'État, et par conséquent ce pays est désormais placé à la marge du concert des nations.

Pour les raisons précédemment mentionnées, le Gouvernement de la République Bolivarienne du Venezuela a décidé d'expulser à l'ambassadeur d'Israël et une partie du personnel de l'Ambassade au Venezuela, en réaffirmant sa vocation de paix et son exigence de respect au Droit International.

Le Gouvernement de la République Bolivarienne du Venezuela a instruit à sa Mission devant l'ONU pour que, avec la majorité de gouvernements qui ainsi le réclament, il soit fait pression pour que le Conseil de Sécurité applique des mesures urgentes et nécessaires pour arrêter cette invasion de l'État d'Israël contre le territoire palestinien.

Le Président Hugo Chavez, qui a maintenu des rencontres avec des hauts représentants du Conseil Mondial Juif, s'est toujours opposé à l'antisémitisme et tout type de discrimination et de racisme, fait un appel fraternel au peuple juif à travers le monde pour qu'il s'oppose aux politiques criminelles de l'État d'Israël, rappelant les pires pages de l'histoire du siècle XX.

Avec le génocide du Peuple palestinien, l'État d'Israël ne pourra jamais offrir à son Peuple la perspective d'une Paix aussi nécessaire que durable.

Caracas, 6 janvier 2009
C U B A, La Havane. 15 Janvier 2009

Mettez fin aux bombes israéliennes sur Gaza!
De jeunes Cubains exigent la fin de l’agression sioniste contre le peuple palestinien

Katia Siberia Garcia et Lianet Arias Sosa

Depuis 20 jours, les missiles israéliens pleuvent sur la partie la plus densément peuplée de la bande de Gaza. On compte plus de 1 000 morts, majoritairement des civils, et 5 000 blessés. En marge de ce génocide, quelques milliers de jeunes Cubains se sont rassemblés hier, en fin d’après-midi, pour dénoncer non seulement les attaques militaires mais aussi le silence complice des grandes puissances.

Depuis les marches de l’Université de La Havane, l’ambassadeur de l’Etat palestinien à Cuba, Akram Samhan, a remercié le peuple cubain pour sa solidarité à l’égard de la cause palestinienne. Il a rappelé que son peuple continuera de résister parce que le droit international, la solidarité et la raison constituent de solides appuis.

Il a rappelé que l’agression sioniste contre le peuple palestinien dure depuis 60 ans. Il a, par ailleurs, dénoncé l’actuel blocus qui empêche le ravitaillement en nourriture, en médicaments et en autres produits de première nécessité à plus d’un million et demi de personnes qui habitent sur ce territoire de 360 kilomètres carrés.

Le président de l’Union des étudiants palestiniens à Cuba a, pour sa part, rappelé que son peuple continuera de lutter sans relâche, que ce soit avec des fusils ou avec des pierres.

Camilo Roja Alvarez, le coordinateur du Comité des familles des victimes du crime de la Barbade, a dénoncé la nouvelle et injuste incursion de l’armée israélienne en territoire palestinien, tout en rappelant que les familles qu’il représente avaient été, elles aussi, victimes d’injustices et de barbarie. Parce que nous savons ce que peuvent causer les bombes et les agressions de toutes sortes, nous ne pouvons qu’être pleinement solidaires avec les Palestiniens, a-t-il ajouté.

A L’HOPITAL FRANK PAIS

D’autre part, le président de l’Association d’amitié cubano-arabe (AACA), Rodrigo Alvarez Cambras, a déclaré que Cuba ne cessera jamais de défendre la cause palestinienne et son droit légitime à former un Etat souverain.

Au cours d’une rencontre organisée par l’AACA et l’Institut cubain d’amitié avec les peuples à l’hôpital Frank Pais de la capitale havanaise, Alvarez Cambras a rappelé les origines du conflit et dénoncé l’inaction des grandes puissances, dont les Etats-Unis, pour arrêter le massacre en cours.

ÉLECTIONS DU 8 DÉCEMBRE 2008 AU QUÉBEC

LES LIBÉRAUX RÉÉLUS, QUÉBEC SOLIDAIRE FAIT UNE PERCÉE

Par Robert Luxley

Comme les sondages l’indiquaient, le gouvernement libéral (minoritaire) de Jean Charest a obtenu un troisième mandat de suite et a réussi à gagner une courte majorité parlementaire. Le Parti Québécois pour sa part a repris le rôle d’opposition officielle qu’il avait perdu en 2007 aux mains de l’Action Démocratique de Mario Dumont.

Déclenché immédiatement après l’élection fédérale, le scrutin au Québec aura connu à 57% l’un des plus faibles taux de participation de son histoire. Par rapport à l’élection du 26 mars 2007, le nombre de votes exprimés fut réduit de plus de 720 000.

Résultat qui à première vue semble peu surprenant lorsqu’on considère qu’une majorité de citoyens considéraient avec un cynisme certain que Charest déclenchait les élections pour seul motif de profiter de l’avance de son parti dans les sondages. La campagne électorale elle-même fut extrêmement morne, les principaux partis véhiculant essentiellement les mêmes promesses. De plus, la crise politique fédérale a reléguée la campagne provinciale au second plan de la scène publique.

Cependant, le faible taux de participation est dû principalement à la déconfiture de l’ADQ. En effet, l’ADQ a perdu près de 700 000 votes par rapport à l’élection de 2007. Les Libéraux ont augmenté leurs votes d’environ 52 000 et le PQ de 16 000.

En 2007, en « surfant » sur une campagne raciste menée par certains médias autour du débat sur les « accommodements raisonnables », l’ADQ avait pu de surprenante façon passer du statut de tiers-parti à celui d’opposition officielle. Mais la piètre performance de la députation adéquiste à l’Assemblée nationale ainsi que ses politiques ultra-conservatrices dans le contexte de crise économique lui fit perdre beaucoup de crédibilité aux yeux de l’électorat. Avec la démission du chef Mario Dumont annoncée le soir du scrutin, la survie de ce parti d’extrême-droite est sérieusement menacée.

En dépit du refus du PLQ et du PQ de lui permettre de participer au débat des chefs et en dépit du peu d’espace que les grands médias lui ont accordé, Québec solidaire à mené une excellente campagne. Les deux portes-parole, Françoise Davis et Amir Khadir ont fait la tournée du Québec, dévoilant à chaque semaine les aspects principaux de leur programme qui reprend bon nombre des revendications syndicales et populaires: développement du transport en commun et du transport ferrovière, nationalisation de l’énergie éolienne, lutte à la pauvreté en augmentant le salaire minimum, investissement dans le logement social, amélioration des normes minimales du travail comme les vacances et les congés fériés, création de congés fériés le 8mars et le 1er mai, faciliter l’accès à la syndicalisation, abrogations de toutes les lois anti-syndicales adoptées par le gouvernement Charest en 2003, investissement et développement des services publics de santé, d’éducation, reconnaissance des nations autochtones et de leur droit à l’autodétermination, lutte contre les discrimination, égalité entre les hommes et les femmes, etc.

Par rapport à 2007, QS a obtenu près de 22 000 votes de moins. La baisse globale de la participation l’explique probablement en partie, mais on peut penser aussi que certains électeurs souverainistes sont retournés au PQ, surtout suite au « Quebec bashing » lancé par les Conservateurs au Canada anglais dans le cadre de la crise politique fédérale.

Considérant ses faibles moyens, QS a concentré le gros de ses énergies dans les comtés de Montréal où ses deux portes-parole étaient candidats. Cette tactique a réussi en grande partie puisque Françoise David est arrivée en bonne deuxième position dans Gouin et Amir Khadir fut élu dans Mercier. Son élection va donner à QS une tribune et une crédibilité qui devrait lui servir dans le futur.

dimanche 11 janvier 2009

Le Canada doit dénoncer l'agression d'Israël à Gaza

Message du Parti communiste du Canada

L'agression sauvage et criminelle d'Israël à Gaza, qui a commencé le 26 décembre 2008, est en train d'infliger à la population d'atroces souffrances. Jusqu'ici plus de 800 Palestiniennes/iens, pour la plupart des civils, ont été massacrés et des milliers d'autres ont été blessés ou mutilés. Le bombardement constant de la ville de Gaza et d'autres localités a engendré une catastrophe humaine aux proportions alarmantes. L'agression israélienne n'est rien d'autre qu'un crime contre l'humanité.

Pourtant, malgré la condamnation internationale croissante et la résolution explicite du Conseil de sécurité des Nations Unies exigeant un cessez-le-feu et le retrait immédiat des forces terrestres israéliennes, le gouvernement Olmert a déclaré son intention de poursuivre les destructions et les massacres. Les dirigeants sionistes d'Israël font un pied-de-nez au monde, étant convaincus que ses alliés impérialistes, entre autres le Canada, donneront à Israël l'entière liberté d'action pour continuer son agression.

Cette attaque génocidaire doit cesser maintenant! Le Parti communiste exige du gouvernement Harper qu'il cesse ses politiques ouvertement pro-israéliennes et prenne vraiment des mesures pour forcer un cessez-le-feu immédiat et le retrait des troupes israéliennes!

Rien ne justifie cette agression

La machine de propagande israélienne, avec l'aide de ses alliés impérialistes et des grandes entreprises de l'étranger font circuler le mythe qu'Israël est victime d'attaques à la roquette non provoquées, tirées par des militants du Hamas de Gaza, et prétend avoir le droit de chercher et de détruire l'infrastructure "terroriste" en tant que moyen de "légitime défense".

Rien n'est plus éloigné de la vérité. C'est le régime israélien qui provoque le peuple palestinien depuis plusieurs décennies d'occupation. C'est l'État israélien qui a bouclé la population palestinienne en l'enfermant dans une prison virtuelle et en lui refusant tout accès au monde extérieur. Au cours des derniers mois, Israël a resserré le siège de Gaza en coupant sa population d’un million et demi d'habitants de l'approvisionnement essentiel de nourriture, d'eau, de médicaments, de combustibles et d'autres produits essentiels.

Depuis 1948, l'État israélien a opprimé et persécuté le peuple palestinien, et a volé ses terres. Au cours des dernières années, cette puissance occupante a construit le "Mur de l'apartheid" (déclaré illégal par la Cour internationale de Justice), et a continué à bâtir et à étendre les colonies juives dans les territoires occupés.

L'étranglement criminel de Gaza, conjointement avec l'occupation et l'oppression étouffante de la Cisjordanie, est le plan adopté intentionnellement par Israël pour résoudre le "problème palestinien", et consiste à rendre invivables les conditions sociales et économiques dans les territoires occupés. Le régime israélien espère briser l'Intifada et forcer le peuple palestinien à quitter pour toujours ce qui reste de sa patrie, cela étant essentiellement une politique raciste et génocidaire. Dans de telles circonstances, le peuple palestinien a entièrement le droit de résister à la puissance occupante par tous les moyens dont il dispose.

Il faut mettre fin à la complicité du Canada avec les crimes de guerre israéliens

Le rôle du gouvernement Harper dans cette tragédie est horrible et inacceptable. Sa position pro-israélienne a été résumée dans les déclarations du 28 décembre dernier par le nouveau ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon. Selon lui, «Israël a clairement le droit de se défendre contre les continuelles attaques à la roquette faites par les groupes militants palestiniens. Ces attaques à la roquette doivent cesser».

Cette déclaration montre à nouveau que la politique étrangère des Conservateurs d’Harper marche au pas de l'impérialisme états-unien et donne son plein appui à la stratégie agressive et expansionniste d'Israël dans la région. Sous la pression bien organisée du lobby pro-sioniste, le gouvernement fédéral est en réalité en collusion avec cette agression et est totalement indifférent à ses conséquences sur le peuple palestinien et au dangereux effet de déstabilisation pour la paix et la sécurité au Moyen-Orient dans son ensemble.

Quelle devrait alors être la position du Canada? Le gouvernement devrait appuyer pleinement et sans équivoque l'exigence du cessez-le-feu immédiat, du retrait des troupes israéliennes et de la levée du siège de Gaza. Et il devrait mettre en garde Israël que le non-respect de cette exigence entraînera des mesures immédiates et globales, entre autres l'imposition de sanctions et la rupture des relations diplomatiques.

Pour une paix juste et durable

La tragédie actuelle à Gaza a pour cause les politiques colonialistes suivies de longue date par les gouvernements israéliens successifs. L'État d'Israël n'hésite pas à fouler aux pieds les droits nationaux du peuple palestinien ou la souveraineté des pays arabes voisins. Il a maintes fois violé le droit international, et, avec l'aide et la protection de l'impérialisme états-unien, il a rejeté des dizaines de résolutions des Nations Unies qui auraient pu servir de base à un règlement politique juste et durable du conflit au Moyen-Orient.

La seule solution juste pouvant garantir la paix véritable et durable au Moyen-Orient doit nécessairement comprendre :

- la cessation de l'occupation illégale par Israël de tous les territoires, y compris Jérusalem-Est, saisis au cours de la guerre de 1967;
- la création d'un État palestinien viable et véritablement indépendant;
- la garantie du respect du droit du retour de tous les réfugiés palestiniens, et
- la reconnaissance et le développement de relations pacifiques et de coopération avec tous les États du Moyen-Orient.

Il n'y a pas d'autre «feuille de route" qui permette une paix juste et durable dans la région.

Afin de faire pression sur Israël et ses alliés impérialistes pour qu'ils acceptent une paix juste, le moment est venu pour que le monde entier adopte des sanctions vastes et complètes sur le plan économique, politique et diplomatique, ainsi qu'un boycottage total contre l'État hors-la-loi d'Israël. Nous exhortons le mouvement syndical, le mouvement anti-guerre et toutes les personnes et les organisations du Canada qui appuient la paix et de justice, de s'unir en une vaste campagne d'action pour exiger «la paix maintenant!» autour de la demande d'un cessez-le-feu immédiat et le retrait de toutes les forces israéliennes de la bande de Gaza et du reste des territoires palestiniens occupés.

Comité exécutif central du Parti communiste du Canada, le 9 janvier 2009
Parti communiste du Canada

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3115, av. Appleton, app. 1, Montréal (Québec) Canada H3S 1L6
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dimanche 4 janvier 2009

ISRAËL EST L'AGRESSEUR!

Rachad Antonius
La Presse
1er janvier 2009
L'auteur est professseur au département de sociologie de l'UQÀM.

La propagande du gouvernement israélien a été complètement intériorisée dans le discours dominant des médias québécois et canadiens. On explique la violence actuelle par le fait que le Hamas aurait brisé la trêve avec Israël, et qu'il est donc responsable de la violence israélienne présentée comme une «riposte», Israël ne faisant que se défendre contre un ennemi implacable qui veut toujours le détruire. Dans les meilleurs des cas, on déplore les excès de ladite «riposte», mais on ne remet pas en question qu'il s'agit bien d'une riposte.

Le dossier entier de Cyberpresse sur la situation actuelle a pour titre: «Riposte d'Israël à Gaza». On a donc complètement intériorisé la signification que le gouvernement israélien veut donner à l'événement, et elle devient le cadre à partir duquel la situation actuelle est perçue et comprise. On ne remet pas non plus en question le principe même de la violence pour résoudre le différend israélo-palestinien, étant entendu que cette violence est légitime quand Israël l'utilise mais illégitime quand le Hamas le fait, même si les moyens dont dispose chacun des deux protagonistes ne sont pas comparables et que les dommages qu'ils subissent en termes humains et en termes d'infrastructures ne sont aucunement comparables non plus.

Cette logique souffre de deux erreurs fondamentales qui font qu'elle ne tient absolument pas la route. D'abord, elle contredit les données empiriques sur le terrain qui sont bien documentées et que personne ne conteste: c'est juste qu'on les oublie. Ensuite, elle s'inscrit dans une logique proprement coloniale.

Qui a brisé la trêve?

Contrairement à ce qui a été répété ad nauseam dans les éditoriaux ainsi que dans les entrevues télévisées, ce n'est pas le Hamas qui a brisé la trêve, mais bien Israël. C'est le 4 novembre 2008 que la trêve, qui durait depuis quatre mois, a été brisée par Israël lors d'un bombardement qui a fait six morts parmi les Palestiniens. C'est seulement après ces assassinats ciblés que les tirs de roquettes ont repris, pas avant. Le 17 novembre, les Israéliens bombardaient à nouveau et tuaient quatre autres Palestiniens, amenant le total de morts palestiniens à 15 depuis le bris de la trêve par Israël. Ces faits sont solidement documentés (voir par exemple les textes de l'ancien correspondant du Jerusalem Post, Joel Greenberg, dans le Chicago Tribune du 17 novembre 2008). Dès le lendemain du 4 novembre, Israël a décidé de boucler complètement Gaza et de ne pas permettre la circulation de nourriture et de médicaments. Entre le 5 novembre et le 30 novembre 2008, seuls 23 camions de vivres ont pu entrer à Gaza alors qu'en moyenne, ce sont 3000 camions par mois qui peuvent répondre aux besoins de la population qui se chiffre à 1,5 million. La situation humanitaire déjà désastreuse, et dénoncée comme telle par les représentants de l'ONU, est devenue encore plus catastrophique à la suite de ce blocus. Mais ni les bombardements israéliens ni le blocus ne sont considérés comme des actes d'agression.

Une logique coloniale

Alors, qu'est-ce qui amène les faiseurs d'opinions à «oublier» ces petits détails? C'est qu'au fond, le gouvernement d'Israël se donne le droit d'utiliser la violence contre une population qu'il considère humainement inférieure, mais ces populations inférieures ne doivent surtout pas lever le ton.

Dans la logique coloniale, rien n'est considéré comme une agression contre des populations subalternes. Alors que toute révolte des subalternes est considérée comme un affront à l'ordre colonial et doit être sévèrement punie.

Dans cette logique, on n'a pas besoin de respecter le droit international et on pense que les peuplades inférieures ne comprennent que le langage de la force. Cette logique n'est heureusement pas partagée par toute la société israélienne et les mouvements comme Gush Shalom la contestent énergiquement. L'élite politique canadienne l'a reprise intégralement. Et ce n'est pas le langage de la force qui va faire débloquer la situation, mais le respect du droit international.

http://www.cyberpresse.ca/opinions/forums/200901/01/01-814290-israel-est-lagresseur.php

samedi 3 janvier 2009

Cessez immédiatement les bombardements à Gaza!
Non au blocus! Non à l'occupation!
Non aux politiques de génocide d'Israël!

Les bombardements barbares de Gaza par le gouvernement et les militaires israéliens qui ont commencé le 26 décembre et qui ont déjà causé la mort de plus de 400 Palestiniennes/iens et blessé des milliers de civils, entre autre des femmes et des enfants, constituent un crime contre l'humanité.

Le Parti communiste du Canada condamne fortement cette attaque barbare et lance un appel aux Nations Unies et aux autres organisations internationales pour qu'elles exigent l'arrêt immédiat de cette attaque, la fin du blocus de Gaza et l'abandon de tout autre projet d'action militaire, entre autre celui d'une invasion de ce territoire palestinien souverain par l'armée de terre. Nous exigeons également que le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon et que le gouvernement canadien renversent leur position justifiant cette agression cruelle et illégale, et condamnent, au contraire, clairement et fermement les politiques génocidaires du régime sioniste d'Israël.

En terminant notre Parti demande instamment à toutes les forces et à tous les mouvements, syndicaux, de paix, citoyens et démocratiques du Canada de manifester leur solidarité avec le peuple palestinien, de dénoncer ces crimes de guerre et d'exiger la cessation immédiate des massacres de personnes innocentes ainsi que la fin de l'occupation israélienne, qui sont des conditions préalables pour toute paix juste et durable dans la région.

Déclaration émise par le Parti communiste du Canada
le 2 janvier 2009


Pour de plus amples informations contactez:

Parti communiste du Canada
290A, av. Danforth, Toronto (Ontario) Canada M4K 1N6
Tél. : (416) 469-2446 - Courriel : info@cpc-pcc.ca - Internet : www.communist-party.ca

Parti communiste du Québec (section du Parti communiste du Canada)
3115, av. Appleton, app. 1, Montréal (Québec) Canada H3S 1L6
Tél. : (514) 737-7817 - Courriel : pueblo@sympatico.ca

APPEL À LA SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE PALESTINIEN

Nous, partis communistes et ouvriers du monde entier, dénonçons fermement les attaques aériennes meurtrières répétées de l'Armée de l'air israélienne à Gaza, qui ont causé la mort de plus de 400 Palestiniennes/iens. Par ces attaques brutales et d'autres crimes, le gouvernement d'Israël essaie d'obtenir ce qu'il n'a pas réussi à obtenir en imposant le mur, le siège et le blocus : il n'a pas pu briser la résistance du peuple palestinien.

La politique de génocide et de terrorisme d'État menée par le gouvernement israélien, soutenue et approuvée par les puissantes forces impérialistes des États-Unis et l'Union européenne et acceptée par certains gouvernements arabes réactionnaires est une nouvelle provocation faite aux peuples et au mouvement mondial de solidarité.

Nous lançons un appel aux travailleuses/eurs, aux femmes, aux jeunes et aux autres secteurs de la société, ainsi qu'aux forces anti-impérialistes et éprises de paix, à se mobiliser contre les attaques et les politiques criminelles du gouvernement israélien, et à exiger l'arrêt immédiat des attaques et l'imposition de sanctions contre Israël.

Nos partis manifestent leur ferme solidarité avec la résistance contre cette agression, avec les forces progressistes, anti-impérialistes et communistes de la Palestine et d'Israël, et avec toutes les personnes qui luttent pour la fin de l'occupation et pour l'établissement d'un État palestinien indépendant et viable, basé sur les frontières établies en 1967, ayant Jérusalem Est comme capitale. Appuyez la lutte pour une Palestine libre et indépendante.

[Déclaration élaborée par le Groupe de travail de la Rencontre internationale des Partis communistes et ouvriers (RIPCO) et signée par plus de 70 partis du monde, y compris le Parti communiste du Canada, le 30 décembre 2008]